Nous avons quitté notre appartement du 12° étage de l’entrée 7. Finies les rêveries devant l’horizon à portée de fenêtre. Finie la musique du vent qui nous faisait croire à un bivouac dans l’Everest. Finies les courses folles le long de l’immeuble. Fini !

Les « Danses de la nuit » ont eu lieu avec l’émotion de l’au revoir et sous la forme spectaculaire que l’on a proposée à notre cher public dont on connaît tant de prénoms. La « Danse de la nuit », la dernière, ne se voulait pas être une finalisation. C’est un moment de restitution tout au plus. On a rendu au public ce qu’il nous avait donné. Nous leur avons montré ce que nous avions appris au cours des ces trois semaines de présence au Sillon de Bretagne.

Pour cela, nous leur avions emprunté le Hobbyland terrain de foot et basket, le temps de la « Danse ».
Nous leur avons rendu une heure plus tard avec la joie d’avoir reçu les applaudissements et la certitude d’avoir touché le cœur des gens d’ici.
Les Gaspard étaient comme dans une cage, par le grillage qui cernait le terrain. Les spectateurs étaient tout autour.

Les plus jeunes posaient leurs mains sur le fer de la séparation tant et si bien qu’ils semblaient s’accrocher à la cage. 

A l’intérieur, les Gaspard ont eu la sensation que c’était les spectateurs qu’on enfermait.
Au loin, d’autres spectateurs aux fenêtres des étages de l’immeuble signalaient leur présence par la lumière de leur intérieur.

Etait-ce l’émotion due au caractère ultime de la soirée, était-ce parce que je savais que je partais quelques heures plus tard, mais le Sillon m’est apparu majestueux. Illuminé par tous ces appartements aux fenêtres ouvertes, il dressait avec légèreté les cylindres des ascenseurs vers un ciel clément qui nous a laissé voir la lune dans son premier croissant.
Alors que la lumière baissait sous son regard en compagnie de Vénus brillante de tous ses feux, les Gaspard exposés ont libéré leur danse.
Claire Fristot a réalisé un mix vidéo dans une composition musicale de Jérôme Patrice. C’était beau et émouvant. Que dire de plus à ceux qui ne l’on pas vu ?

Il nous reste à faire le point sur tout ça. Nous y reviendrons ici même dans quelques semaines. Nous ferons aussi un point de conclusion sur le projet global « Gaspard, enfants sauvages de l’Europe ».

Mais avant de refermer le blog pour quelques jours ou semaines, je me dois de relever l’excellent travail de l’Agence Culturelle de Saint-Herblain.
Toutes les personnes y travaillant nous ont montré combien les Gaspard comptaient pour elles. Elles ont accompagné les acteurs comme nous ne l'avions pas vu depuis le début du projet.

Bravo donc à Gaëlle Lecareux, Catherine Sylvestre, Catalina Badauta, Elianne Favreau, France Prout, Pascale Le Ménahèze, mais aussi Xavier, Aurélien, Sylvie l’assistante cuisinière, et notre chère cuisinière Keltoun, habitante du Sillon, qui nous a si bien nourri.