SAINT-HERBLAIN Samedi 19 mai
Par Cie Le Sablier, samedi 19 mai 2007 à 20:19 :: Le petit journal de Saint-Herblain :: #277 :: rss
Jour 15 On ne sait plus où on en est ! Les deux dernières « Danses de la nuit » se sont parfaitement déroulées.
Le public était là, entre 100 et 200 spectateurs de tous âges pour la « Danse » du Vendredi, bien plus pour la dernière. Vendredi et samedi matin, tout allait bien. Les après-midi ont vu émerger des interactions de la part de certains spectateurs (acteurs) qui nous ont alertés sur la condition de la femme aujourd’hui et ici. Justyna, la Gaspard fille de la compagnie, a stoppé l’action, le vendredi pour attouchement, et le samedi pour violence. La première fois que cela lui était arrivé, c’était en tout début de la période à Saint-Herblain. Depuis plus rien. Tous avaient compris (comment ne pas l’avoir anticipé !) que lorsqu’on essayait de déshabiller Gaspard fille, le jeu s’arrêtait immédiatement. L’équipe d’acteurs voguait donc sur l’océan d’apprentissage sans plus de problème de ce coté là. Les deux derniers jours ont été autres. A croire que la femme qui joue un personnage dans la rue est vu comme une « fille » que l’on peut manipuler comme bon le semble aux ados angoissés par leur problème de virilité. Et quand bien même certains auraient pu croire à la « mauvaise réputation » de la « fille », comment pouvons-nous cautionner cette réaction à l’encontre d’un être humain, de bonne ou de « mauvaise réputation » ? Nous ne pouvons pas ne pas nous poser la question de l’image de la femme dans ce quartier. Nous ne pouvons rester muet devant tant de bêtise et de lâcheté. Les Gaspard garçon n’ont jamais subit d’attouchements. Pourquoi la Gaspard femme ? Il ne faut pas, pour autant, ranger ces actes dans la case « en dehors » du jeu et de l’apprentissage des Gaspard. Ce que nous avons appris là, c’est le difficile cheminement, de la petite fille à la femme, qui court le risque d’être perçue comme un objet de fantasmes, de désir sexuel et excitant le besoin de domination. Je tiens donc à décerner la palme (c’est la saison parait-il) de la bêtise, aux petits couillons complexés par la taille désespérément petite de ce qui pourra leur servir, plus tard, d’appareil reproducteur, et, au bonheur, leur donnera des filles des filles des filles. Elles sauront alors leur faire comprendre les choses de la vie. Eux, ils auront sans doute oublié ceux qu’ils étaient avant de devenir tout simplement homme. Mais dites-leur, vous qui lisez ces lignes, qu’il est temps de s’informer auprès de leurs amoureuses ou de leur mère, des bienfaits de la féminisation de l’expression publique. Voilà pour le coup de gueule de l’équipe des Gaspard !
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