Textes (en 7 langues s’il vous plait !) et gestes (mimes, pantomimes, gesticulations…) se calent petit à petit pour laisser apparaître l’atmosphère du spectacle : étrange, sauvage et poignante. Les services de répétition s’allongent également. De 10 à 20h, Gaspard, Kamala, Tomko de Zips, Ishi, Victor de l’Aveyron, Loyal… se côtoient sur les planches pour nous narrer leur histoire, celle d’enfants sauvages livrés au regard des autres. Enfants et Sauvages… une double raison de les amener sur un chemin balisé, de leur inculquer une éducation, ô combien indispensable, afin de faire d’eux des êtres comme les autres… comme ceux à qui ils sont au regard livrés. Olivier, dans le rôle de Sans, doit pour sa part travailler en individuel avec Pascal, trois heures supplémentaires par jour jusqu’à ce que sa peau s’imprègne du personnage et de ses paroles.

Claire et Jérôme, isolés dans leur studio respectif, travaillent la matière captée lors des créations urbaines pour constituer le décor sonore et visuel du spectacle, tel une réminiscence des histoires écrites à Lublin et à Brasov, et dans toutes les villes qui ont vu un jour arriver 5 casquettes rouges en file indienne. Enfin, Bart, un fer à souder dans une main, une scie dans l’autre, construit grilles et piste qui serviront de décor.

Dans quatre jours aura lieu le premier filage ; chaque scène de jeu, chaque élément de décor, chaque fragment de vidéo et de son se relieront alors entre eux pour donner corps à Gaspard, enfants sauvages de l’Europe… et d’ici là, on vous en dira des nouvelles !!